samedi 2 janvier 2010

Extrait de mon (futur) livre



-->Je vivais pleinement mon changement sans comprendre ce qui m'arrivait pourtant. La petite fille devenait maintenant une femme et le passage en fut bien difficile. Je devais passer de l'état de louveteau à louve, de oursons à ours, de aiglons à aigle pour ainsi prendre mon envole et devenir à mon tour une femme pour perpétuer le cycle de la vie. Et ma cousine fut celle que le grand esprit m'envoya pour accomplir ce passage difficile. Elle dormi avec moi cette nuit là. L'orage grondait au dehors et la pluie tombant sur notre toile, goutte par goutte allaient effacer toutes querelles, toutes rancœurs pour amener en nos cœurs un peu d’espoir. Oh combien j'aurai aimé que ce moment dure éternellement même si difficile est ce --> passage, doux est l'époque de l'innocence, de l'espérance, ou nous pensions que toutes choses est possible, permis et réalisable. Après cette étape de la vie, les enfants devenus des hommes deviennent beaucoup trop éteints. La vie semble les quitter bien avant que la mort physique ne les rattrape. La pluie a éteint le feu de la jeunesse qui brûlait autrefois dans leurs cœurs et cet espoir est souvent dérobé -->par une rivière agité. La passion fond comme neige au soleil. La candeur fait place à l’orgueil. J’ai perdu bien trop de mes amis à cause de cette joie envolé et de cette simplicité dérobé. Le combat de chaque homme sur terre est de garder le temps de l'innocence intacte. De travailler, de se battre pour garder la passion, l'amour, l'espoir, la simplicité de nos cœurs afin que nos enfants et les enfants de nos enfants puissent aller de l'avant. Je ne réalisais pas -->encore à ce moment là, l'importance de chaque instant. Plus précieux que de l'or, ou n'importe quelle monnaie d'échange, quelle vienne des blancs ou des personnes de notre peuple. Le temps qui passe est d'une valeur inexprimable. Et le jour ou nous pouvons comprendre cela, -->une lune devient un jour, une seconde devient un précieux met qui ne fini pas de glisser sur le palais de notre bouche qui touche le ciel par le contact de ce délicieux cadeau qu'est la vie.




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jeudi 17 décembre 2009

Extrait de mon livre, à méditer

Je posais une natte sur le sol réchauffé par les rayons du soleil. Je me mis à chanter, du voix douce et sereine :

"J’édifie ton saint tipi, je suis ton roc. Tu secoues ma vie afin que je puisse secouer à mon tour les montagnes. À travers ma foi seulement je suis guéri en ton nom. Jésus, Jésus ton coeur est mon âme. Je marche là ou tu me guides, ma bouche parle ce que tu enseignes. Chaque jour tu donnes un bout de ton âme, un seul morceau de thon pain est suffisant pour me redonner courage. Jésus, Jésus est le coeur et l'âme. J'aime ma vie, j'aime mon tipi, car mon tipi c'est toi. Tu es dans chacun de mes frères, tu es vivant dans chacune de mes soeurs. Tu es ici, tu es venu à ma rencontre."

À la fin de ma chanson, mon frère pris son tamtam et son bâton pour donner le rythme. Nous avions toujours chanté ensemble, la musique s'invitait toujours dans notre tipi, c'est ce qui nous rapprochait le plus à chaque fois. Je me mis debout, une pensée pour ma tante me traversa l'esprit. Elle qui aimait danser m'avait enseigné la liberté de m'exprimer. Je me mit à danser, à danser pour mon créateur. Au son du tamtam, un pas devant l'autre, pointe, talon, pointe, j'avançais et tournoyais, ma prière virevoltante, s'élevant dans les airs. Le cri de frère Samuel me fi s'arrêter net toute inspiration. Mon frère sursauta, il en perdit son bâton.
Le frère Samuel nous sermonna : "Quesqu'il vous passe par la tête ? avez-vous perdu la raison ?" Sa moustache gesticulait sans s'arrêter, le visage rouge il avait l'air tendu, en fait il n'en avait pas seulement l'air, il était furieux.
Ils repris : N'avez vous pas saisi que vous êtes en Christ maintenant ? Vous devez changer de comportement ! Vous devez abandonnées toutes sorte d'hérésie et de mauvais comportements, les chants et les danses ne font pas partie de la foi chrétienne. Il revint sur ses paroles en précisant que le chant y avait sa place éventuellement à l'église sous-certaine conditions mais que la danse resterait à jamais banni." Il nous menaça de sentences terribles s’il nous voyait recommencer à nouveau. Je pris peur, sans pourtant bien saisir le pourquoi du comment. Mon frère Yuma n'avait jamais apprécié cet homme. Quant à moi je n'avais jamais eu d'opinion précise à son sujet, je n'avais d'ailleurs pas eu de contact direct avec lui jusqu'à maintenant. Comme après chaque dispute, mon coeur se fige un instant, puis doucement la glace qu'il l'entourait fond comme neige au soleil pour laisse place à l'amour. C'est ce que je fis avec le frère Sam. En prononçant son diminutif, j'espère de tout mon coeur que ça ne m'échappera pas de la bouche, il me le pardonnerai jamais. Frère Sam devait sonné faux pour lui, bien plus, ce diminutif devait être inventé par le diable lui-même.
Bien que courageuse, j'avais peur de lui et je ne comprenais pas vraiment le sens de ses mots. Était est ce diabolique de danser ? de chanter ? Si Dieu avait pris l'apparence d'un Lakota pourquoi n'avait-il pas le droit de danser ? Cela me paraissait bien étrange. Pourrais-je être un bon Lakota et être une bonne Chrétienne en même temps ? Devais-je abandonner mes traditions ? ma culture ? Ce que mes ancêtres m'ont enseigné pour que Christ habite en moi sans en partir ? Le doute commençait à m'envahir, le frère Sam avait implanté en moi, la peur, la honte, et le doute.

(Extrait de mon livre en cours encore sans titre, je l'ai publier pour en méditer le contenu, il y a une bonne moral derrière ce texte) ps : à tout les litéraires : )

Vivre sous la loi ou sous la grâce ? (à suivre)