J 'étais hébergé chez la famille Chapman sur Auckland, la ville principale de Nouvelle zélande.
Hannah, la maman maori de 3 enfants, Josiah, Cannan et Pslam fait parti d'une organisation chrétienne pour les
autochtones de toutes les nations du monde mais pour elle en occurrence : les maoris.
Elle m'a donc rapidement invité à leur réunion de préparation en vue de la grande conférence internationale de WCGIP
(World Christian Gathering of Indigenous People) qui aura lieu en NZ en Janvier 2011.
Me voila embarqué dans une aventure extraordinaire. Je pars donc en voiture avec une de ses amie Robin car Hannah étant
trop malade elle décide finalement de rester. L'aventure se fera donc seule ou presque.
J'arrive au Marae "NGA KAKAO" à Hamilton (à 2h d'Auckland plus au sud). L'ouverture traditionnelle est deja fini depuis longtemps
nous arrivons au moment de la louange. Une salle remplis de maoris, chantant d'un coeur remplis d'amour et de simplicité.
l'ambiance est très simple et c'est palpable à peine entré au seuil de la salle.
Les chants sont soit en maoris soit en anglais, les gens assis ou debout. Un maori sur ma droite chante à tu tête et de tout son coeur.
Une autre femme me regarde et me sourire et m'offre toute le joie qu'elle possède. On sent vraiment qu'un maori donne tout ce qu'il a.
Un maori est dévoué, entier, accueillant et joyeux. J'avais oublié en 7ans d'absence en NZ, la paix qui règne ici et la culture maoris.
Good to be home again I would say ! c'est bon de rentré à la maison je dirai !
Après la louange, plusieurs personnes prennent la parole, chacun leurs tours. Une femme témoignera de sa reconnaissance envers son Dieu,
une autre encouragera l'assemblée à aller de l'avant, un homme donnera un verset, un autre une parole donnée de la part du Seigneur.
On finira ce temps ensemble par "Kamea iu". Non ! ce n'est pas la formule du jeu "street fighter" pour lancer une boule de feu mais bien un Haka
(danse /chant guerrier) très puissant qui dit :" Je suis le chemin, la vérité et la vie !" fière de de moi je le chante (ou parle car ce n'est pas
vraiment un chant mais plutôt une proclamation) je me suis souvenu de chaque phrase et je me mi à fermer les yeux et réaliser que 7ans
après la parole du Seigneur m'est resté gravé. Les frissons envahisse mon corps comme à chaque Haka. La puissance de ces exclamations
font naitre en moi une envie de me battre pour Dieu (dans le bon sens du terme).
La louange fini, les détails de la conférence à venir arrivent.
Je suis enfin dans mon monde, on ne fait que parler des maoris et des amérindiens. L'association WGCIP a été crée par des amérindiens
(la famille Leblanc, des amis à moi) ainsi que des Philippins et des Maoris et d'autres encore. Je suis donc émerveillé de découvrir
les projets qui naissent et les idées qui fusent. L' heure de manger arrive, je suis hélas deja malade et ca fera qu'empirer, je regarde
donc les autres manger dans le Wharekai (Farekaï en Francais).
Ensuite on nous invite au Wharenui (l'endroit pour dormir et communier).
Tout le monde ce met en cercle, et là commence les éclats de rires, tout le monde est dans la joie et personne mis à l'écart, nous
sommes tous des frères et soeurs en Christ sans différence. Petite coutume anglophone, nous commençons par un jeu de présentation.
Chacun doit dire ce qu'il sait de son voisin après avoir parlé 10mins. Il doit dire comment il s'appelle, d'où il vient, qu'est ce qu'il l'a amené ici
et quelle est sa nourriture préférée ! Pour un maoris la question la plus importante fu sans aucun doute la nourriture... ahaha.
Ne sachant pas bien parlé l'anglais, ma voisin Lana décide qu'on se lève toutes les deux en même temps. Un voyageur doit s'armer d'énormément
de courage, car on se retrouve toujours dans une position ou on ne comprend pas toujours bien et où nos coutumes habituelles ne sont pas du
tout pratiquées....il faut donc savoir s'adapter et ne pas avoir peur de rencontrer beaucoup de monde et de faire sans cesse de nouveaux amis.
Le soir venue, la Wharekai est plongé dans le noir, les matelas sur le sol tous cote a cote. Une maman reste avec ses enfants pour qu'ils trouvent le sommeil
Cette maman est Shannon, une de mes amie et femme de mon ancien directeur de Jeunesse en mission Ray. Je suis crevé, je décide donc
de me coucher plus tot que tout le monde et heureusement car j'ai évité les ronflements et cris des enfants. La nuit fu très très fraiche, la bouillotte
est donc la bienvenue. Je m'endors paisiblement en repensant aux bons moments passés dans les marae pendant les 6mois que j'avais passé dans
mon école de disciples. Petit moment de nostalgie ......oh pauvre âme sensible que je suis......
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